DE LA COP21 A LA COP22


Remise du rapport sur la charte des droits de l’humanité

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En juin dernier, le Président de la République a confié à Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et présidente du Rassemblement citoyen-Cap21, une mission en vue de formuler des recommandations pour une déclaration universelle qui pourrait compléter la Déclaration des Droits de l’homme adoptée en 1948 aux Nations unies. Cette mission s’est appuyée sur une dizaine d’experts composé de spécialistes du droit, du climat, d’un représentant de l’association des anciens ministres de l’environnement, et de représentants d’ONG, dont Bettina Laville, fondatrice du Comité 21 et conseiller d’Etat, et Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France et Territoires, adhérent du Comité21. Corinne Lepage a donc présenté le 25 septembre 2015 au Président de la République son rapport ainsi qu’un projet de déclaration universelle des droits de l’humanité.

Le projet de déclaration comporte quatre principes, six droits et six devoirs. Le rapport contient l’inventaire des textes préexistants, l’explicatif global et article par article de cette déclaration, les procédures possibles d’adoption de ce texte, et l’état des nombreuses initiatives citoyennes déjà en cours dans le cadre de la préparation de la COP21. Suite à la publication de ce rapport, une large consultation sera menée et un évènement parallèle sur le sujet sera organisé pendant la COP21.

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Sommet des élus locaux pour le climat

Le 4 décembre prochain, Anne Hidalgo, Maire de Paris, et Michael R. Bloomberg, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les Villes et les Changements climatiques, en partenariat avec les réseaux mondiaux des villes et gouvernements locaux engagés pour le climat, co-présideront le Sommet des Élus locaux pour le Climat. Ce forum rassemblera les maires, gouverneurs et dirigeants locaux du monde entier pour débattre des questions des changements climatiques. Des initiatives sur le climat, soutenues par les municipalités et les gouvernements locaux, seront présentées et discutées lors du Sommet.

La participation au Sommet est réservée aux maires et élus locaux, sur invitation uniquement.


Sommet International sur le Climat à Bogota

bogotaDu 20 au 23 septembre 2015 aura lieu un nouveau Sommet International du Climat à Bogota, Colombie. Ce sommet aura comme objectif de mobiliser les acteurs locaux, nationaux et régionaux sur le développement durable et les enjeux des négociations internationales sur le climat (résultats du Sommet International des Nations Unies à New York, COP21 à Paris). La ville de Bogota, à l’initiative du Sommet, a souhaité rendre cet évènement le plus inclusif possible, en organisant des manifestations citoyennes tout au long du sommet. Rappelons que la capitale est extrêmement impliquée dans la lutte contre le changement climatique. Bogota est d’ailleurs membre du Compact of Mayors, de la Durban Charter on Adaptation, et accueillera le Congrès Mondial de la CGLU en octobre 2016 (en vue de le conférence HABITATIII).

Retrouvez notre interview de Gustavo Petro, Maire de Bogota, lors du World Summit Climate & Territories à Lyon début juillet : http://www.dailymotion.com/video/x2x1sg4_gustavo-petro-maire-de-bogota_tv

 

Pour en savoir plus (site internet disponible en anglais et en espagnol):  http://www.bogotacumbredelclima.com/

Ou pour poser vos questions : bogotacumbredelclima@gmail.com


 

L’outil pédagogique « Comprendre la COP21 » maintenant disponible en anglais!

L’outil pédagogique « Comprendre la COP21 », réservé aux membres du Comité 21 et du Club France Développement durable, est maintenant disponible en anglais. Cette ressource peut servir de support pour des formations internes ou être diffusée au sein de votre réseau professionnel. En proposant une rétrospective sur les négociations internationales sur le climat depuis le Sommet de la Terre de 1992, ce document permet de mieux comprendre les enjeux de longs termes autour de la COP21, événement phare de l’année 2015.

N’hésitez pas à nous contacter pour le recevoir.


 

L’Appel des consciences pour le climat

Le résultat de la COP n’appartient pas uniquement aux Etats ou aux décideurs. C’est le message que transmet le Sommet des consciences pour le climat, évènement initié par Nicolas Hulot, envoyé spécial pour le climat du Président français. Plus de 40 personnalités morales et religieuses se sont réunies, et 36 ont signé un Appel des consciences pour le climat. En ouverture, François Hollande, a donné le ton : « Nous avons aussi besoin des citoyens du monde. Nul ne peut prétendre les représenter. Ils sont eux-mêmes uniques et multiples. Des milliards d’individus qui s’interrogent sur ce qu’est la destinée humaine. Et d’une certaine façon, c’est vous qui les représentez. Ils se reconnaissent dans les convictions que vous portez, dans les cultes que vous pratiquez, dans les cultures que vous incarnez. ». L’appel est destiné à toutes les personnes, négociateurs ou non, impliquées dans les négociations climatiques : « Nous espérons (…) que vous aborderez la COP 21 non pas simplement en tant que représentant d’un gouvernement ou d’organisation mais aussi en tant qu’être humain animé par sa propre conscience. Au terme de tout ceci, nous attendons de vous de recevoir le message d’une personne, d’une conscience, membre de la grande famille humaine, conscient d’avoir la responsabilité de devoir écrire l’Histoire pour ne pas avoir à la subir ».

Pour retrouver le texte complet de l’Appel des consciences pour le climat, cliquez ici.


Une Pre-COP pour la COP21

Au vu du manque d’avancées substantielles dans la rédaction du futur accord de Paris lors de la session intermédiaire de Bonn du 1er au 12 juin, Laurent Fabius a annoncé, lundi 20 juillet 2015 en présence de représentants de 45 pays, la tenue d’une « pré-COP » au début du mois de novembre prochain pour aborder les sujets problématiques des négociations, en vue de l’accord sur le climat qui doit être trouvé à Paris en décembre.

L’objectif principal est d’éviter un scénario similaire à celui de la Conférence de Copenhague, où trop de points politiques sensibles avaient été discutés lors de la toute dernière ligne droite.

Le premier thème abordé sera l’ambition de l’accord. Il s’agit de s’assurer que le futur accord soit cohérent avec l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C, tout en assurant des principes de révision et de suivi. Le second thème est la différenciation entre les pays, c’est-à-dire la mise en place d’obligations différentes entre les pays selon notamment leur niveau de développement.


3ème Conférence Internationale sur le Financement du Développement

La troisième Conférence Internationale sur le financement du développement a eu lieu du 14 au 16 juillet à Addis Abeba. Le programme d’action d’Addis-Abeba contient 134 paragraphes dont une centaine de mesures concrètes. Celles-ci couvrent la question des sources de financement, mais aussi la coopération sur la technologie, la science, l’innovation, la protection sociale, le commerce et le renforcement de capacité.

Question cruciale, le financement est considéré comme le pivot du succès de la COP21 et du nouvel agenda de développement durable, 17 ODD – objectifs de développement durable – qui devront construire le monde de 2030 et que l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptera en septembre prochain. L’accord d’Addis-Abeba est une première base pour l’agenda post-2015 de l’ONU en matière de développement durable.

Dans le texte de la déclaration, la distinction entre le financement du changement climatique et celui du développement durable est extrêmement fine. Si la société civile appelle plutôt à ce que ces fonds s’ajoutent et ne substituent pas, les négociateurs ont décidé de renvoyer le sujet du financement du climat à la COP21. Selon l’AFD, il y a un consensus assez robuste sur le fait que le financement du climat doit s’intégrer dans le financement du développement

Le débat a également porté sur le projet de la création d’un organisme fiscal intergouvernemental. Proposé par le G77 (groupe composé de 134 pays en développement ou émergents), cet organisme fiscal intergouvernemental a été retoqué par les pays du Nord qui ont considéré que l’OCDE offrait un cadre suffisant à la discussion sur le financement du développement.

L’accord  reconnait de l’importance du rôle des ressources nationales, qui représentent 90 % du financement du développement. Même si l’accord souligne la nécessaire mobilisation des ressources domestiques ainsi que le recours au secteur privé pour couvrir les besoins de financement des pays en voie de développement, les pays ont également réaffirmé leur engagement à l’APD (aide publique au développement), en particulier pour les pays les moins avancés. La déclaration met également en avant une meilleure coopération Sud-Sud. De plus, un alignement entre investissements privés et lignes directrices du développement durable est nécessaire pour que toutes les mesures prises puissent être mises en place avec efficacité.

Avancé majeure, l’accord pointe également la reconnaissance des acteurs locaux, avec pour la un paragraphe innovant sur les collectivités territoriales.  

Le Quai d’Orsay a salué l’accord trouvé à l’issue de la Conférence et les réponses qu’il apporte aux enjeux actuels du financement du développement. Néanmoins, les ONG le trouvent décevant et soulignent la faible écoute accordée aux pays en développement, le manque d’éléments sur le respect des normes par les entreprises et le refus de créer un organisme fiscale intergouvernemental – occasion manquée de d’aller vers une gouvernance économique internationale plus démocratique.

La prochaine conférence de suivi aura lieu en 2019.

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Déclaration finale de la conférence scientifique « Our common future under climate change »

Du 7 au 10 juillet, la conférence scientifique « Our common future under climate change » a réuni pas moins de 2000 chercheurs. La déclaration finale souligne la nécessité d’un engagement de la science et du monde académique pour trouver des solutions aux changements climatiques, mais aussi pour les diffuser. Cette science engagée doit rester indépendante : c’est ce qu’a souligné Jean Jouzel, vice-président du groupe de travail I du GIEC. Le comité d’organisation de la conférence appelle donc à la mise en place d’une meilleure interface de dialogue entre chercheurs et politiques, afin que les solutions et pistes existantes puissent être mieux inclues dans les politiques publiques de lutte contre le changement climatique. La priorité absolue reste la limitation, à termes l’arrêt complet, des émissions de CO2 et autres GES. Lors de la clôture de l’évènement, Chris Field co-président du groupe de travail III du cinquième rapport du Giec, a résumé la position des scientifiques réunis à Paris : « il existe deux chances sur trois de pouvoir limiter le réchauffement planétaire à 2 °C ou moins, si l’on limite les émissions de CO2 à 900 milliards de tonnes, soit près de 20 fois la quantité émise pendant la seule année 2014 », d’ici la fin du siècle. Cet objectif se traduit par le besoin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70 % au-dessous du niveau actuel d’ici 2050.

Téléchargez la déclaration finale ici.

Le Club France au Sommet Climat & Territoires à Lyon le 1er et 2 juillet

Le Sommet Climat & Territoires est accueilli et co-organisé par la région Rhônes-Alpes sous le Haut Patronage du Président de la République française. C’est un événement labellisé COP21, organisé en collaboration avec la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Du 1er au 2 juillet, les collectivités territoriales et leurs organisations mondiales invitent les autres acteurs de la société civile (ONG, entreprises, monde académique et de la recherche) à Lyon. Les territoires sont des acteurs centraux dans la lutte contre le changement climatique et leur contribution est cruciale pour la réussite de la COP21. A six mois de la Conférence de Paris, l’objectif du Sommet est double. D’une part,  il vise à agréger les engagements de réduction de GES des acteurs non-étatiques. D’autre part, les participants devront formuler des propositions d’amendements au sein même du texte des négociations pour faire valoir leurs rôles et visions.

                Le Comité 21, le Club France Développement Durable et son dispositif phare Solutions COP21 sont partenaires du Sommet Climat & Territoires. Pendant deux jours, ils y animeront des plateaux et des interviews pour la WebTV. Ces émissions traiteront de l’actualité des discussions du Sommet et mettront en avant les personnalités incontournables qui y seront présentes. La WebTV aura également comme objectif de mettre en avant les solutions climat, les engagements et les messages  des participants au Sommet.

Plus d’informations ici.

Ségolène Royal et Axelle Lemaire lancent ensemble la mobilisation numérique pour la COP21

une_jeudigital_0A l’occasion du Jeudigital Green Tech (exceptionnellement Mardigital) qui s’est tenu mardi 26 mai au Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal et Axelle Lemaire, ont lancé le dispositif de mobilisation du projet numérique français pour la Conférence climat de Paris (Cop 21). Initié par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, le cycle d’évènements Jeudigital Greentech vise à valoriser les initiatives innovantes dans les domaines du numérique et du développement durable. Ces manifestations contribuent à valoriser les start ups françaises dans une logique d’innovation ouverte, à faciliter leur mise en relation avec des grands groupes et investisseurs et à renforcer la prise en compte de l’innovation par les acteurs de la commande publique. Ces initiatives ont un rôle important pour les négociations internationales pour le climat, car Ségolène Royal et Axelle Lemaire souhaitent la mobilisation numérique la plus large possible pour la COP21. Le numérique fait partie des stratégies mises en place par la France pour assurer que la COP21 soit la Conférence internationale qui aura le plus associé les citoyens à sa préparation ainsi qu’à son déroulement.

 

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Réaction du Comité 21 et du Club France Développement durable aux contributions des Etats à la préparation de la COP21 – 2 avril

Au lendemain de la date butoir théorique de dépôt des contributions nationales (INDC), la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique ne recense que 34 pays ayant rendu leur feuille de route déclinant leurs engagements en termes de réduction de gaz à effet de serre et de stratégies d´adaptation au changement climatique : les 28 pays de l´Union Européenne, la Suisse, la Norvège, les Etats Unis, le Mexique (seul pays émergent à l´avoir fait), le Gabon, (premier pays africain à rendre sa contribution) et – bonne surprise, là aussi théorique, car la trajectoire russe affichée est plutôt sur une hausse des émissions – la Russie. Ils représentent ensemble 1/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les 162 autres pays doivent déposer leur INDC courant 2015, jusqu´au mois d´octobre, soit quelques semaines seulement de la COP21. Si l´on agrège ces 34 feuilles de route nationales, et que l´on anticipe le niveau d´engagements probable des 162 autres attendues, le niveau de réchauffement global du monde au cours du XXIème siècle dépasserait, sans autres mesures, et sans efforts complémentaires, largement les 2° préconisés par le GIEC. Si la COP21 semble s´acheminer vers un moment politiquement fort de prise d´engagements pour le climat par l’ensemble des pays de la planète, il restera beaucoup à accomplir dans les futures négociations climatiques internationales, notamment fixer le niveau acceptable des efforts supplémentaires nécessaires à fournir par toutes les parties pour contenir le réchauffement global à 2°. Il s´agit là d´un objectif crucial à atteindre si l´humanité souhaite maintenir l´équilibre des écosystèmes, la biodiversité et donc les conditions de son avenir.

Sarah Schönfeld – schonfeld@comite21.org


Appel de Manille : le plaidoyer climatique de François Hollande

En voyage aFrench President Francois Hollande and Philippine President Benigno Aquino shake hands during a meeting at the Malacanang Palace in Manilaux Philippines dans le cadre de son action en faveur d’un accord universel sur le climat à la COP21, François Hollande et son homologue philippin, Benigno Aquino, ont lancé, jeudi 26 février, l’« appel de Manille ». Si les deux présidents ont rappelé la nécessité d’obtenir un accord « ambitieux, équitable et universel », à l’issue de la COP21, cet appel vise également à « entraîner, à mobiliser, à engager », en plaidant pour un changement de « paradigme, d’état d’esprit, à dépasser les clivages idéologiques, à sortir de la traditionnelle opposition Nord-Sud ».

A cet égard, le choix des Philippines pour lancer cet appel s’explique d’abord par la vulnérabilité du pays au dérèglement climatique (en témoignent les typhons qui ont fait 6000 morts en 2009), mais également par leur implication dans la question climatique. Cette coopération aura un impact constructif dans les négociations, car les Philippines, pays du Sud au développement rapide, pourraient constituer une voix progressiste parmi les pays émergents, témoignant du fait qu’un dialogue Nord/Sud est possible, et peut mener à l’entente. Il est un signe d’unité dépassant les clivages Nord/Sud, principal point d’achoppement des négociations à Copenhague. Il en appelle en effet à plus de justice entre pays développés, premiers responsables du dérèglement climatique et dont on attend donc des engagements exemplaires, et ceux en voie de développement, à la recherche de fonds pour se développer de manière vertueuse.

L’accent a notamment été mis sur l’importance d’une mobilisation à plusieurs niveaux : « entreprises, collectivités locales, régions, grandes villes, ONG », mais aussi au citoyen, pour alimenter l’ « agenda positif » qui viendra renforcer l’accord étatique.

Cette visite a ainsi marqué une étape symbolique dans la préparation de la COP21, appelant la communauté internationale à s’impliquer dans la lutte contre le dérèglement climatique, et témoigne de l’engagement du président pour cette question.

Retrouvez l’intégralité de l’appel de Manille ici.


Réaction au projet de contribution pour les négociations internationales sur le climat de la Commission européenne

INDC EuropeLe Comité 21 et le Club France Développement durable saluent l’Union européenne, première partie à déposer auprès de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) ses engagements climatiques en perspective de l’accord qui devrait aboutir à Paris en décembre 2015 à l’issue de la COP21. La contribution de la Commission européenne se fonde sur le paquet énergie-climat 2030, entériné par l’accord conclu entre les 28 Etats membres en octobre dernier. Si la publication de ces engagements avant la date limite fixée par la CCNUCC démontre la pro-activité de l’Europe pour parvenir à définir un nouveau régime juridique mondial pour le climat, et répète le souhait que l’accord de Paris soit contraignant, il est nécessaire que ces objectifs restent le seuil minimum d’engagement. Pour trois raisons : parce que l’effort de l’Europe pour réduire ses émission de gaz à effet de serre pourrait être largement plus fourni, parce qu’il ne contient pas encore la répartition entre Etats de l’effort à consentir, ce qui est pourtant une règle réitérée à Lima (COP20), et surtout parce que ces objectifs ne permettent pas, selon les scientifiques, de maintenir un réchauffement global sous le seuil des 2° compte tenu des prévisions d’engagements des grands émetteurs.

Pour en savoir plus – Sarah Schönfeld – schonfeld@comite21.org


Vers la COP21 : 1ère phase de négociations intermédiaires achevée

Geneva plenaryDu 8 au 13 février, les représentants des pays membres de la Convention Cadre des Nations Unies contre le Changement Climatique (CCNUCC) étaient à Genève pour continuer de négocier l’accord qui devrait être adopté à Paris lors de la COP21.

Retrouvez l’analyse formulée par Bettina Laville pour le Comité 21 / Club France Développement Durable de cette 1ère phase de négociation intermédiaire de la COP20 de Lima.

Retrouvez le communiqué de presse sur le site officiel de la CCNUCC. 


 

Lancement du site Internet de la COP21

Logo COP21Après le dévoilement du logo de la COP21, l’équipe interministérielle a mis en ligne le site dédié à la Conférence Paris Climat 2015. Ce site s’emploie à expliquer et sensibiliser aux enjeux des négociations climatiques, et plus particulièrement de la 21e COP que la France accueille en décembre. Les aspects pratiques de l’organisation de la conférence sont détaillés, notamment l’accès au site du Bourget où se dérouleront les négociations, mais également les conditions d’hébergement. Les acteurs de la société civile y ont également leur place, puisqu’un onglet leur est dédié : processus de labellisation des projets, Village de la société civile, accès en zone bleu (celle de l’ONU) et  l’« Agenda des solutions » (les initiatives non-étatiques qui viennent compléter et amplifier l’accord) y sont évoqués.

Retrouvez ici le site interministériel pour la COP21.


 

Que retenir de Lima : « Pour ceux qui peuvent le faire… »

Bettina Laville, fondatrice du Comité 21 et représentant également le Club France Développement durable, a suivi en direct de Lima les négociations pour la lutte contre le changement climatique. Elle nous livre son retour au lendemain de l’annonce d’un accord à minima!

« Pour ceux qui peuvent le faire … »

Cette phrase pourrait être la phrase clé de Lima, tellement cet « accord » est rempli de conditions, d’approximations, d’arrières-pensées… La formule employée à propos du dépôt des engagements de réduction des GES est symbolique de toute la négociation ; il faut dire que l’acceptation tacite de la « flexibilité », mot lâché bien maladroitement dès le début de la deuxième semaine, condamnait la possibilité déjà difficile d’un accord ambitieux.

Que dire de ce qui reste des formules lyriques et optimistes, entendues parfois de la part de négociateurs soi disant chevronnés ? La réalité du monde, avec ses profonds antagonismes d’aujourd’hui, l’a emporté.

Certes, dans le dernier texte préparé par le Pérou, et adopté par consensus, les parties affirment que les contributions nationales doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70 % d’ici à 2050. Elles reconnaissent être très préoccupées (…) par le fossé important entre les engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les trajectoires cohérentes avec la fourchette 1,5°-2°, au-delà de laquelle les scientifiques estiment que de nombreuses populations seront en danger. Les pays pauvres, et la Chine, qui, après avoir fait des annonces avec les USA, a été extrêmement dure dans la négociation, ont approuvé l’accord à la condition que : la « Responsabilité commune mais différenciée » de la Convention serait le principe qui guiderait l’accord ambitieux de 2015, et que les pays développés fournissent un soutien financier renforcé aux pays en voie de développement, en particulier les plus vulnérables, pour leurs actions de réduction des émissions et d’adaptation au changement climatique.

Plus grave, pas un mot sur les 5 années jusqu’à 2020, alors que le GIEC dit qu’il faut commencer tout de suite…

L’accord comporte certes quelques acquis, dont nous signalons « en gras » le caractère conditionnel.

Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre :

– devront être soumis d’ici mars 2015 par « les parties prêtes à le faire » et bien avant la Conférence de Paris pour les autres ;

– seront déterminés par les pays eux-mêmes (….) ;

– doivent aller au-delà des actions déjà entreprises ;

– peuvent comprendre des informations sur l’année de référence, la période d’engagement, un calendrier de mise en oeuvre, la méthodologie de calcul retenue, un plan d’action sectoriel… ;

– doivent être identifiés « de manière claire, transparente et compréhensible » pour Paris ;

– seront publiés au secrétariat de la Convention de l’ONU sur le changement climatique.

Un texte de négociation en vue d’un accord à Paris sera discuté ces prochains mois lors de réunions intermédiaires ; il existe, mais… avec des options multiples, des plus flexibles aux plus sérieuses, et n’a pas un statut de document de travail reconnu par toutes les parties. Il a cependant, à partir de Lima le statut de document officiel pour poursuivre les négociations lors des futures sessions intermédiaires de 2015.

Grâce à l’opiniâtreté des pays du Sud, l’adaptation a été, et il faut s’en féliciter, la grande gagnante.

Laurent Fabius, resté jusqu’à la fin de la négociation, qui a manifestement pris conscience que l’optimisme affiché devait être nuancé, a déclaré « Le fantôme de Copenhague s’éloigne et l’espoir d’un succès à Paris se rapproche ». Sauf que le débat « argent contre baisse d’émissions » se pose dans les mêmes termes. Comme l’a dit le Soudan, au nom du groupe Afrique, « Il sera difficile d’accepter des contributions sans mention des financements (dans les contributions des pays développés) ».

Au moins des dates butoir ont été entérinées :
Avant le 1er mars, les pays « qui sont en mesure de le faire » devront annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les 8 et 13 février 2015, auront lieu à Genève les discussions sur le document de travail du futur accord de Paris. Le 31 mai a par ailleurs été fixé comme date-butoir pour qu’un projet officiel de texte soit soumis aux 195 pays membres de la Convention de l’ONU sur le climat. Du 3 au 14 juin, une réunion intermédiaire annuelle à Bonn permettra de faire le bilan et de poursuivre les négociations sur le futur accord.
Au deuxième semestre, une dernière session de négociations intermédiaires se tiendra pour préparer l’accord de Paris dans un lieu à définir.
Et le 1er novembre, c’est-à-dire très tard par rapport à la COP21 de Paris, le secrétariat de la Convention de l’ONU sur le changement climatique réalisera une synthèse des différents engagements.

Finalement, cet accord est à l’image de ce que nous avons vécu à Lima, une COP sans vision, où règne la défiance, et où les innovations se situent dans les initiatives de la société civile, d’où l’écart entre l’ambiance de New York, et celle de Lima.

Le gouvernement français l’a bien compris, en lançant jeudi soir, en cercle restreint, le projet d’une institutionnalisation « du quatrième pilier », autrement dit imaginer une alliance pour le climat avec les partenaires publics et privés concourant aux solutions de décarbonation. Cela peut, à ce stade, sauver le Sommet, ou au contraire donner l’impression pour les Pays pauvres, que le cadre onusien est négligé. Le Gouvernement en est conscient, mais devra être très prudent.

Malgré la déception de Lima, une attente forte reste pour Paris, c’est d’ailleurs notre plus grande chance : à nous de la porter !

Pour cela, un langage de vérité doit être trouvé, qui rompe la méfiance. Cela passe par la clarté sur les Fonds Vert après 2020, et par la fin des incantations sur les opportunités du réchauffement climatique. Rien n’agace plus le Sud, qui vit le réchauffement comme un fléau nouveau.

Bettina Laville – bettina.laville@conseil-etat.fr


Le Comité 21 et le Club France à Lima   : retour de Bettina Laville sur l’état des négociations de la COP20, 9 décembre

La négociation : le segment ministériel s’est ouvert mardi 9 décembre, avec une déclaration très forte de Ban Ki-moon, lequel ne s’est pas caché derrière un optimisme factice, mais a au contraire mobilisé sur l’urgence et le travail qui reste à accomplir. Notons sa déclaration intéressante pour nos actions : « toutes les Parties doivent faire partie de la solution, et toutes les sociétés doivent s’engager ».

Quelques mots sur les deux textes présentés par le Secrétariat lundi 8 décembre :

– un projet de décision révisé préfigurant l’Accord de Paris, mais qui sera sûrement reporté à des négociations en 2015 ;
– les éléments révisés d’un projet de texte de négociation portant des options très différentes.

Les points qui ont avancé : Plus d’adaptation et plus de clarté sur la transparence et sur le financement des 100 milliards de dollars.

Mais il y a des points de blocages très lourds :
La date à laquelle les pays industrialisés devront avoir fini de verser leurs participations monétaires au Fonds Vert ; ONG et pays en développement plaidaient pour 2025, mais la date n’apparaît pas dans le projet.
La date de dépôt des contributions ou « INDC » (intended nationally determined contributions) : les pays « prêts à le faire » soumettront leur contribution avant le 31 mars 2015 comme l’Union européenne, la Chine et les États-Unis. Certains préconisent la date du 31 mai 2015 et d’autres encore… quand ils le voudront bien, remarquons que c’est la position de l’Inde. Normalement, un bilan des contributions devrait être publié en juin 2015. En plus d’un système de dialogue entre les parties, il est de plus en plus question d’un Sommet intermédiaire à New York, à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU, pour faire pression sur les retardataires.

Le contenu des contributions : Des 6 options présentées pour les informations à fournir pour les contributions, aucune tendance d’accord n’est visible. On ressent qu’il n’y aura un accord que si la plus grande flexibilité est de mise. D’ailleurs, c’est ce qu’a préconisé Nicholas Stern, en déclarant, de façon très maladroite, à notre sens, dans une négociation diplomatique, qu’un traité légalement contraignant est inutile et plaide pour davantage de flexibilité. « Des accords internationaux sur le changement climatique devraient être structurés de manière à faciliter le genre de collaboration
nécessaire en vue de parvenir à une confiance mutuelle et à un accès équitable au développement durable », a déclaré M. Stern. « Ces accords doivent être assez dynamiques pour encourager les ambitions des pays en matière de réduction des émissions, tout en incluant ces ambitions dans des processus internationaux qui encouragent leur accroissement sur le long terme ».

Le point d’accord ne porte que sur l’exigence d’énumération des mesures d’atténuation dans les contributions de tous les pays et les mesures d’adaptation. Mais les positions se durcissent sur les mesures de financement, les critères et la fréquence des évaluations. Manifestement, les choses ne sont pas mûres, alors que c’était une attente française pour préparer au mieux l’accord de Paris.

La vérification : L’Union européenne insiste pour que les Etats signataires de l’accord aient un droit de regard les uns sur les autres en ce qui concerne les objectifs de réduction des émissions de gaz. Les Etats-Unis considèrent que ce point n’est « pas fondamental », même si leur position s’est un peu assouplie, tandis que la Chine s’y oppose.

D’autres questions sont posées par les ONG : les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, identifiés il y a cinq ans comme suffisants pour garder le réchauffement climatique à moins de deux degrés, le sont-ils toujours aujourd’hui, au regard de l’accélération des impacts du changement climatique ? Dans ce cadre, le groupe des pays les plus vulnérables, qui milite pour une position très ferme voulant limiter le réchauffement à 1,5°, a reçu un soutien d’experts (du Programme des Nations unies pour l’environnement, de la Banque mondiale, et du GIEC…).

Aujourd’hui commence la Marche des Peuples, son ampleur sera un signe du sentiment des ONG sur l’état de la négociation !

Bettina Laville – bettina.laville@conseil-etat.fr


Le Comité 21 et le Club France à Lima : analyse de la 1ère semaine de la COP20 par Bettina Laville, fondatrice du Comité 21, et le Club France Développement durable – 4 décembre

A la fin de la première semaine de négociation règne l’attentisme dans les délégations. Ce week-end marque le moment charnière entre une semaine réservée aux experts, et celle du segment politique. Tout le monde s’accorde à dire que cette première semaine passée fut très calme : stands, pavillons nationaux, side-events furent peu fréquentés ; les réunions plénières un peu plus.

Tout se passe comme si l’optimisme affiché issu du Sommet de New York et des annonces des Etats Unis et de la Chine se mesurait à la réalité onusienne. D’autant que l’on se rend compte que l’engagement de la Chine sur la date de 2030 lui laisse une marge de 15 ans pour atteindre le pic de pollution…

Les délégations de l’Union africaine, qui se réunissaient dimanche, se plaignent d’un climat de méfiance, dû au fait que certains Etats développés remettraient en question, dans le dossier de l’atténuation, le principe de la différenciation des responsabilités, pourtant acquise à Copenhague. Ils visent le Japon, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, l’Australie, la Suisse et le Canada. Mais l’Union Européenne a aussi déclaré que le texte adopté devrait comporter l’assurance que toutes les Parties adopteront à terme des objectifs quantifiés de réduction des émissions et des engagements inconditionnels, sauf pour les PMA qui pourraient soumettre des actions conditionnées à un soutien
financier.

C’est vrai que le contenu des contributions nationales, « INDC (intended nationally determined contributions) », est encore très flou et a déjà suscité la méfiance à la dernière session de Bonn. La compilation des 195 INDC est pourtant cruciale avant la COP21 pour savoir si les contours de l’accord restent dans une trajectoire de limitation du réchauffement climatique à 2°. Un des aspects centraux de la négociation de Lima réside bien dans ce que doit ou non comporter ces INDC. L’année 2015 devra être utilisée pour trouver un consensus, qui devra cependant avancer à Lima pour que l’élan de l’automne ne retombe pas. Car tous les désaccords seraient «renvoyés », selon les termes à la réunion de juin des organes subsidiaires.

Ce sont évidemment l’adaptation et le financement global qui posent problème. Les pays en développement, à la fois par tactique et aussi parce qu’ils sont les plus vulnérables, insistent sur l’ampleur budgétaire qu’exige l’adaptation mais également sur le caractère aléatoire des financements qui doivent abonder le Fonds Vert, et encore plus le Fonds sur l’adaptation. A quand la définition d’un mécanisme financier global et pérenne pour arrêter d’alimenter au coup par coup ces Fonds pourtant nécessaires au établissement de la confiance et donc à l’engagement des pays en développement dans un accord diplomatique universel, contraignant et ambitieux ?

D’autant qu’un rapport du PNUE présenté samedi démontre que le coût de l’adaptation serait deux à trois plus élevé que la fourchette de 70 à 100 milliards de dollars envisagée à l’heure actuelle autour de 2050.

Le spectre de Copenhague pourrait donc ressurgir, et c’est bien l’enjeu de cette semaine à Lima : restaurer un climat de confiance entre les acteurs, ne pas laisser la méfiance s’installer entre les Parties !

Les ONG déplorent cette situation. A partir de cette deuxième semaine, nous allons les entendre davantage avec la Marche des Peuples (10/12/14) et l’ouverture du Sommet des Peuples (9/12/14). Les entreprises sont présentes dans les délégations, mais réservent la présentation de leurs solutions pour Paris.

Finalement, à l’issue de la première semaine, ce sont les représentants des collectivités locales qui sont les plus engagés comme acteurs des solutions et moteurs à la fois de l’atténuation et de l’adaptation… Elles sont en train de remporter de grandes batailles diplomatiques auprès des Partis en faisant accepter à près de 97% d’entre elles la reconnaissance de l’implication nécessaire des villes dans la lutte contre le changement climatique. Reste la question de l’accès direct aux financements pour les gouvernements locaux, question épineuse qui devrait être reportée à plus tard. Flotte dans l’air de la conférence une ambiance nouvelle : celle de la déconnexion des négociateurs avec à la fois les phénomènes déjà visibles du changement climatique, et les décisions et engagements des acteurs de la société civile, qui sont eux déjà dans l’action et la recherche de solutions opérationnelles.

Tout cela pour éviter un réchauffement plus élevé que le « 2° », objectif qui rend in petto sceptiques
les scientifiques …

Bettina Laville – bettina.laville@conseil-etat.fr et Gilles Berhault – berhault@comite21.org 


 

La COP20, c’est parti !

Photo LimaLe Comité 21 et le Club France Développement durable viennent tout juste d’arriver à Lima pour la COP 20 qui se tient du 1er au 12 décembre. Pour ceux qui sont présents à Lima (et bien sûr également pour tous les autres), voici un récapitulatif des informations qui permet de suivre cette conférence mondiale :
.  document officiel de la CCNUCC « Informations aux participants de la COP 20 », en anglais
.  programme des organisations françaises à Lima, consolidé par le Secrétariat général de la COP21
tableau récapitulatif des membres du Club France présents à Lima avec leurs événements
.  événements connectés à la COP 20 se déroulant à Lima du 1er au 12 décembre

Pour en savoir plus
Sarah Schonfeld – schonfeld@comite21.org


 

 LA COP21

Paris Climat 2015

En septembre 2012, le Président de la République François Hollande a présenté la candidature de la France pour accueillir en 2015 la 21ème Conférence des Parties à la CCNUCC et la 11ème session de la réunion des Parties au Protocole de Kyoto.

Pour en savoir davantage, rendez vous sur le site officiel de la COP 21.


Qu’est ce qu’une COP? 

Instituées en 1992, les COPs sont les réunion annuelles des Nations Unies sur le changement climatique. Elles visent à rassembler les 195 Etats-Membres de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). Les COPs ont pour but de faire le constat des avancées politiques d’atténuation du changement climatique et d‘encourager les Etats à continuer leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre, dans le respect du principe de « responsabilité commune mais différenciée ».

L’inquiétante trajectoire vers un réchauffement de 3°C à 5°C pointée par le dernier rapport du GIEC pousse la communauté internationale à s’engager davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique afin que les gros émetteurs (notamment les Etats-Unis et la Chine) s’alignent aux côtés de l’Union Européenne, puisque aujourd’hui le protocole de Kyoto ne couvre que 15% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Pour en apprendre davantage sur les négociations onusiennes, rendez vous sur la page du site officiel de la CCNUCC.


La France, hôte de la COP21

La France a engagé sa transition écologique et énergétique avec pour objectif de réduire sensiblement ses émissions de en carbone. Ses émissions de gaz à effet de serre par habitant sont déjà parmi les plus faibles des pays développés.

Au sein de l’Union européenne, la France défend une position ambitieuse, axée sur un objectif de 40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 puis de -60% en 2040 (par rapport à 1990), pour que l’Union européenne maintienne une approche ambitieuse et exemplaire.

Forte de cette expérience et de cette ambition, la France a été désignée pour accueillir la COP21 en 2015, sur le site Paris-le Bourget.

Pour 2015, la France souhaite assurer la participation de la société civile. Le rapport confié à Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, et Michel Delebarre, sénateur du Nord, sur le rôle des collectivités territoriales dans les négociations climatiques atteste également du souhait de la France d’inclure les territoires et les élus locaux dans les discussions.

Télécharger le guide d’information pour la société civile en vue de la COP21.


Les enjeux de la COP21

Cette conférence devra marquer une étape décisive dans la négociation du futur accord international pour l’après 2020, en adoptant ses grandes lignes comme convenu à Durban, avec comme objectif que tous les pays, dont grands émetteurs de gaz à effet de serre – pays développés comme pays en développement – soient engagés par un accord universel légalement contraignant pour réduire leurs émissions carbones.

L’ambition est de parvenir à un accord signé par tous les pays qui permette d’atteindre l’objectif des deux degrés, et  qui soit doté d’une force juridique contraignante. Celui-ci devra trouver un équilibre entre l’approche de Kyoto – une division mathématique des engagements de réduction d’émissions, à partir d’un plafond commun – et celle de Copenhague, un ensemble d’engagements nationaux non contraignants et sans caractéristiques comparables.

L’accord devra enfin mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant en compte le défi climatique non comme un nécessaire « partage du fardeau » des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation.


L’équipe en charge des négociations climat pour la France

Comité de pilotage ministériel de la COP21

Ministre des Affaires étrangères et du Développement international : Laurent Fabius

Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie : Ségolène Royal

Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie : Annick Girardin

Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique : Laurence Tubiana 

Secrétaire général chargé de la préparation et de l’organisation de la COP21 : Pierre-Henri Guignard 

Point focal pour la société civile, conseillère pour les négociations internationales climat et environnement : Marie-Hélène Aubert (Cellule diplomatique de l’Elysée)

Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète : Nicolas Hulot

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